Ce week-end avait lieu mon excursion annuelle dans les Hautes Alpes pour passer voir la team Rab à l’ICE. Sans grande ambition vu que je n’avais pas touché de piolets depuis l’ICE de année d’avant.
Le matin, qualifs en falaise dans une ambiance de séance à muerte entre copains sous l’oeil talentueux de Jan Novak.


Finales dans l’après-midi à la tour de glace de Freissinières. C’est ma cinquième participation au contest de l’ICE et c’est la première fois que je toppe une voie de finale ! C’était chouette de retrouver les émotions de la compétition. Même pour un bébé évènement ça fait toujours aussi peur de se retrouver toute seule en iso ! Malheureusement c’est pas l’entrainement qui a joué mais plutôt les ouvreurs qui se sont adaptés au niveau des finalistes.
Cela dit, c’est important de proposer deux voies homme / femmes différentes s’il y a des disparités de niveau comme c’était le cas samedi afin que toutes les finalistes puissent jouer. Mais rajouter un bac entre chaque prise de la voie mecs, c’est pas hyper valorisant pour les femmes qui passent … C’était le cas cette année à l’ICE mais aussi aux tests d’entrée du DE Escalade par exemple: sur trois voies de difficulté on nous avait proposé une échelle de bacs jetés sur le mur, le 7a des gars avec un bac rajouté entre chaque plat et le 6c des gars où ils ont désincliné le mur (pour une cotation annoncée de 6c toujours) … Pour nous ça fait des voies désagréables à grimper (tous les mouvements intéressants ont été shuntés) et ça nous rend franchement ridicules. Pour le DE c’est inexcusable, mais j’entends que les petits évènements n’aient pas toujours un budget ouverture énorme. Mais pourquoi c’est toujours sur la voie filles qu’on fait des économies ? On paie pourtant les mêmes frais d’inscription.



Je continue dans les anecdotes désagréables. Pendant les finales, nous avions toutes les trois la même paire de chaussures de dry trop grande (merci Basile). Comment cela se fait-il ? Pour ma part, j’ai passé mes trois années de compétition à harceler Asolo pour demander une paire à ma taille. La réponse a toujours été la même: « nos machines ne produisent qu’à partir du 38. On ne sait pas faire en-dessous. »
Donc pour les petit.e.s ben … on va changer de sport hein.

Je pourrais aussi ergotter sur les cadeaux femmes et hommes du podium qui n’ont pas la même valeur mais je vais me contenter d’apprécier que le prize money soient les mêmes depuis des années, c’est déjà un bon pas.
Merci l’ICE, à l’année prochaine quand même !
NB: Après l’ICE a eu lieu la coupe du monde d’escalade de Saas Fee où la voie de finales a été topée par 5 (quasiment 6) athlètes sur 8 finalistes. Ce qui a créé quelques vagues également. Ouvreurs, prenez le temps de comprendre le niveau des athlètes féminines ! Toutes ces vagues se supperposant, les médias commencent à s’emparer du sujet et j’ai eu l’opportunité d’être contactée par Montagnes Mag pour partager mon avis:

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